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Mercredi 23 mars 2005

La pollution atmosphérique particulaire urbaine: de l’épidémiologie à l’impact sanitaire en santé publique.

Filleul C., Medina S. Cassadou S.

Rev Epidemiol Sante Publique, 2003, 51: 527-542.

 

Par Maxime Gignon
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Mardi 19 avril 2005

Trente règles individuelles pour éviter l'apparition des cancers
Le développement de ces règles se trouve dans le livre du Pr. Belpomme, "Guérir du cancer ou s'en protéger" paru chez Fayard en 2005.

Ne pas fumer ! (règle n°1)

Boire de l'alcool modérément, privilégier la qualité sur la quantité. Choisir son vin. (règle n°2)

Manger modérément, varié, sain et équilibré. (règles n°3 à 15)

Manger chaque jour cinq variétés de fruits ou légumes (règle n°16)

Faut-il manger bio ? (règle n°17)

Choisir son lieu de vie (règle n°18)

Aérer et dépoussiérer son lieu de vie (règle n°19)

Limiter l'usage des produits de beauté, cosmétiques et teintures (règle n°21)

Ne pas s'exposer au soleil, ne pas se faire bronzer artificiellement en cabine (règle n°22)

Se protéger des radiations électromagnétiques pulsées (REMP) (règle n°23)

Ne pas abuser des médicaments et limiter le nombre des investigations d'imagerie médicale (règle n°24)

Lutter contre le stress (règle n°25)

Eviter d'avoir de multiples partenaires sexuels (règle n°26)

Avoir des enfants avant trente ans (règle n°27)

Allaiter le plus longtemps possible son enfant (règle n° 28)

Pilule contraceptive et traitements substitutifs de la ménopause : ce qu'il faut faire (règle n°29)

Cancers professionnels : la nécessité de protéger les travailleurs (règle n°30)

 

extrait du site de l'ARTAC ( Association française pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse ).

 


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Vendredi 22 avril 2005



 
La Lettre de Cap 21- avril 2005 – n°8
 


La vérité des coûts

ou comment lutter contre

les effets pervers de

la mondialisation
Réduire notre empreinte énergétique et notre pression sur les ressources naturelles est indispensable pour sortir de l’impasse environnementale à venir. Cela ne sera possible sans reconsidérer la libéralisation actuelle des échanges, qui si elle apporte des bénéfices immédiats et de court terme pour le consommateur n'en a pas moins des effets fortement négatifs sur le moyen/long terme tant sur le plan économique qu'environnemental. Des leviers existent pour que l'économie de marché intègre la vérité écologique des coûts.



Nous savons désormais que la pression exercée sur l’environnement dépasse la capacité de renouvellement des ressources écologiques.
Cette sur-consommation s’accompagne en outre d’un fossé toujours plus grand entre pays du Nord et du Sud, l'empreinte « énergie » des pays riches étant seize fois plus élevée que celle des pays pauvres… Publié début avril sous l’égide de l’ONU, le Millenium Ecosystems Assessment (Evaluation des écosystèmes pour le millénaire) dresse un constat alarmant : 60 % des services vitaux rendus par la biodiversité sont d’ores et déjà dégradés ou surexploités. Et les échéances s’apprécient désormais à court terme, puisque les experts entrevoient des conséquences directes sur la vie humaine d’ici 35 à 40 ans.
Dans un tel contexte, il devient urgent d’inverser le « produire plus pour consommer plus » et de réduire considérablement la pression exercée sur les ressources naturelles.

Deux voies s’ouvrent aux pays occidentaux, mais également aux pays du Sud en pleine croissance comme la Chine et l’Inde : la sobriété énergétique d’une part, et la vérité des coûts écologiques d’autre part.
La sobriété ne doit pas s’entendre comme un quelconque « retour en arrière », mais bien comme une stratégie qui réduit les consommations d'énergie, à service rendu égal, et entraîne la diminution des coûts écologiques et économiques liés à la production et à la consommation d'énergie. Pour parvenir à cette sobriété , il est évident que les régles du jeu économique doivent être changées. Les instruments financiers -fiscalité écologique, taxes, incitations et subventions- doivent être mis au service du « coût écologique réel » et non promouvoir l’efficacité économique à court terme, comme c’est la cas aujourd’hui dans la plupart des pays industrialisés.


De multiples outils existent : retour d'expériences


De nombreux produits ou services sont largement à un prix sous-estimé faute de ne pas couvrir tous les coûts qu'ils engendrent (externalisation des coûts), en particulier les coûts environnementaux (pollution et destruction des ressources naturelles non renouvelables) entraînant une consommation sans limite, des gaspillages et des nuisances qui ont au final, un coût important pour la collectivité. Car ce ne sont pas les pollueurs qui paient, mais bien les pollués !
Entre autres exemples, la Commission Européenne a estimé que le coût de la pollution de l'air sur la santé oscillait entre 0,4 % et 3 % du PIB des pays de l'Union.

Ce constat a amené la Suisse à créer des « taxes d’incitation et de financement sur les substances polluantes », deux instruments qui permettent d’ internaliser les coûts (l’entreprise paye) et de protéger l’environnement en faisant payer les producteurs. Ainsi, les composés organiques volatils (COV), -présents dans de nombreux solvants industriels, peintures, vernis et les produits de nettoyage- se sont vus taxés afin de diminuer les émissions responsables de la destruction de la couche d'ozone. L’objectif d’une telle réglementation est de parvenir à fixer un prix pour les biens et les services en incluant l’ensemble des coûts écologiques qu’ils ont générés et d'inciter le producteur à investir pour développer des technologies ou produits plus respecteux de l'environnement.
En Europe, la mise en œuvre en mars 2005 du « marché carbone » s’inscrit dans une logique identique : si une entreprise dépasse le quota d’emission de GES que lui a octroyé l’Etat, elle sera obligée d’acheter des tonnes de CO2 supplémentaires, tandis que l’entreprise ayant réussi à consommer moins de CO2 pourra vendre ses excédents : une mesure intéressante si les quotas sont limités et dégressifs dans le temps.
Autre exemple en Belgique, où le « Plan Environnement et Développement Durable » veut « adapter les instruments économiques et financiers à la politique du coût-vérité », sur deux volets particuliers : l’eau et les déchets. Une politique dont pourrait s'inspirer la France, où le récent projet de loi sur l’eau exempte de responsabilité fiscale et environnementale les agriculteurs. En effet, si ceux-ci consomment 68 % de la ressource en eau, ils ne participent au financement des Agences de l'Eau qu'à hauteur de 4 %, alors que les consommateurs contribuent à hauteur de 72 % pour une consommation de 24 %. Dès lors, on voit mal comment inverser l'inexorable dégradation de la qualité des eaux souterraines et superficielles sans responsabiliser la profession agricole à sa juste contribution.


La question fondamentale des transports


Autre levier financier, l’écotaxe répond au principe du pollueur-payeur. S’agissant des transports, Greenpeace  milite pour «  faire payer à chaque mode de transport la globalité les coûts qu'il génère : santé, infrastructures, accidents, pollution et effet de serre, etc... Cette taxation du transport routier permettra de révéler la compétitivité des modes ferroviaire et maritime dont les bilans énergétique et écologique sont bien plus intéressants ».
Avec un bilan écologique désastreux et une fiscalité inadaptée à la vérité de leur coût écologique, les transports devraient impérativement faire l’objet de mesures prioritaires.

Dans une étude à paraître en mai sur la demande et l’offre de pétrole, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE, créée par 26 pays de l’OCDE) recommande aux gouvernements de préparer, sans plus attendre, les restrictions de leur consommation : réduction de la vitesse à 90 km/h sur les autoroutes et la création de voies spéciales pour le covoiturage ; la baisse des tarifs, voire la gratuité des transports publics ; le raccourcissement de la semaine de travail ; l’incitation au télétravail pour limiter les déplacements professionnels. 1 million de barils par jour pourraient être économisés, en particulier dans le secteur des transports, qui absorbe à lui seul 55% de la demande (contre 35% en 1971). Selon l’Agence, la situation du marché pétrolier ne devrait pas s’améliorer, en raison notamment de la forte demande de l’Inde et de la Chine, revue à la hausse pour cette dernière (+7,9% par rapport à 2004).
Alors que le prix du baril atteint des niveaux records, la banque d'affaires Goldman Sachs, leader mondial des produits liés l'énergie, a estimé que le marché du pétrole venait d'entrer dans une phase de « super hausse », qui pourrait encore faire grimper le prix du baril, jusqu’à 105 dollars.
Un scénario qui mettrait en péril des secteurs entiers de l’économie…

De même, la fiscalité des transports aériens pose problème. Aucune taxe n’existe sur le kérosène, et les prévisions annoncent une explosion du trafic aérien, qui déjà consomme 205 millions de tonnes de kérosène et émet 305 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an. Non couvertes par le protocole de Kyoto, ces émissions sont « gratuites », alors que leur contribution au réchauffement climatique n'est pas négligeable.

L’absurdité du « transport illimité » atteint son paroxysme dans ce que l’on nomme les « kilomètres alimentaires ». Le WWF Suisse a ainsi pris l'exemple du jus d’orange qui provient 8 fois sur 10 du Brésil. La production d’un seul litre nécessite 22 litres d’eau, 0,1 litre de pétrole, et 25 kg de différentes matières.
Promener des carottes, des morceaux de viande et des caisses de bière d'un bout à l'autre du Royaume-Uni augmente le coût réel du panier d'épicerie hebdomadaire de 3,1 %, a constaté une équipe de chercheurs dirigée par Jules Pretty, de l'Université d'Essex.
Pour faire ressortir l'importance de cette facture cachée, les universitaires ont comparé le transport de la nourriture à d'autres pratiques de la filière agroalimentaire qui ont un impact, positif ou négatif, sur l'environnement. La conclusion est éloquente: si les agriculteurs du royaume pouvaient écouler leur production dans un rayon de 20 km de leur ferme, il feraient davantage pour l'environnement qu'en se convertissant tous à l'agriculture biologique!
Que dire des nombreux produits qui parcourent le Monde ou l'Europe pour être transformés avant de partir sur les circuits de distribution ?!

Pour parvenir à une véritable fiscalité écologique, il revient aux Etats d’élaborer des indicateurs permettant de déterminer la valeur des ressources naturelles, en fonction de leur taux d'utilisation et de leur taux de renouvellement; de mettre en place une comptabilité du patrimoine environnemental permettant une évaluation économique et écologique de ressources telles que la forêt, les réserves d'eau, les sites et paysages, etc.; et enfin d’adapter les outils traditionnels économiques, comme le Produit intérieur brut (PIB), pour que les coûts écologiques soient comptabilisés en fonction de la charge qu'ils représentent pour la collectivité.

A l'heure des craintes exprimées par de nombreux citoyens sur les délocalisations, la vérité écologique des coûts n'est-elle pas le meilleur moyen de relocaliser l'économie et d'encourager des structures de production efficaces et non destructrices de l'environnement ?


Par Maxime GIGNON
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