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Rapports entre espace et santé

Mardi 24 avril 2007

LA HAYE (AFP) - Le ministère néerlandais de la Santé a annoncé samedi que la clinique flottante de l'association Women on Waves, qui défend et pratique l'avortement dans des pays le prohibant, serait à nouveau autorisée à croiser dans les eaux internationales.

Cette décision annule l'interdiction de prendre le large qui était en vigueur à son encontre depuis 2004, a indiqué une porte-parole du ministère Lilian Jansen.

 

Le "bateau de l'avortement" avait visité l'Irlande en 2001, la Pologne en 2003 et le Portugal en 2004, où l'avortement était très strictement limité (le Portugal vient de l'autoriser), soulevant des protestations des adversaires de l'IVG.

 

Women on Waves diffusait par ce moyen des informations en faveur de l'IVG et pouvait embarquer les femmes voulant se faire avorter, la législation libérale néerlandaise en la matière étant appliquée à bord du bateau enregistré aux Pays-Bas.

 

Aux termes de la dernière décision du ministère de la Santé, les militants du bateau seront autorisées à distribuer des pilules abortives aux femmes enceintes depuis moins de sept semaines, mais pas à pratiquer des avortements à bord.

 

Aux termes de la décision de 2004, le bateau ne pouvait s'éloigner de plus de 25 km de l'hôpital d'Amsterdam avec lequel l'association avait conclu un accord de partenariat, ce qui excluait toute action internationale.

 

Cette restriction avait été annulée par le Conseil d'Etat néerlandais l'année dernière et la nouvelle décision du ministère de la Santé en est le résultat.
Par Gignon
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Mercredi 23 mai 2007

La revue de presse de la MILTD du 22 mai 2007.

point de vue

« L’abus de santé nuit », une chronique de Guy Konopniki dans MARIANNE. Le chroniqueur qui affirme qu’en Grande Bretagne, selon une circulaire du gouvernement de Tony Blair, la médecine n’est plus obligée de soigner les affections contractées par des personnes ayant porté elles mêmes atteinte à leur santé, estime que cette mesure vise en priorité les fumeurs mais peut également concerner les consommateurs d’alcool et logiquement toutes les personnes se mettant en danger de surcharge pondérale. Assurant qu’en fait c’est surtout la lutte contre le tabac que le gouvernement entend renforcer puisque qu’il est également question d’interdire de fumer en voiture, même seul, le journaliste avertit « n’allez pas croire que ces excès sont typiquement britanniques, voire anglo-saxons » car si aux Etats-Unis un nouveau code prévoit qu’au cinéma les acteurs ne devront plus se montrer avec une cigarette,- alors que « la détention d’armes est une liberté constitutionnelle » -, en France les séries télévisées appliquent déjà le même principe puisque « seuls les méchants et à la rigueur les paumés (...) consomment des substances nocives ». D’après Guy Konopniki, « la chasse aux sorcières fumeuses est ouverte dans les studios », sachant que « si les gens évitaient d’être malades, les dépenses publiques en seraient considérablement réduites ». Le chroniqueur qui juge « qu’étrangement l’obsession de la préservation de la santé accompagne les politiques fondées sur l’éloge du risque en économie », observe que « la protection passe pour une contrainte quand elle est sociale » mais que « l’individu doit, lui, s’efforcer de ne jamais de mettre en péril physique ». Après avoir évoqué le jogging du Président de la République, un « bel exemple pour notre santé et celui des comptes publics », le journaliste s’insurge « il nous faudra en outre effectuer des mouvements grotesques en revêtant des oripeaux malséants », pour conclure que « le mieux serait d’ailleurs de n’accorder la prise en charge des soins qu’aux bien portants ayant tout fait pour le demeurer ».

 

Ce sujet fait curieusement écho au travail de recherche juridique  que je méne actuellement sur le thème des rapports entre espaces et santé et plus particulièrement sur la publicisation des espaces privés et la privatisation des espaces publics. On assiste sous le fait de la pression sociale (voir l'oeuvre de D.FASSIN) à une régulation croissante de l' espace public et même privé au nom de la santé publique. Cette évolution, source de pouvoir, n'est pas sans poser des questions philosophiques et éthiques.  

Pour ceux que le sujet intéresse, je mettrai ce mémoire de recherche en ligne quand il sera achevé c'est à dire courant octobre 2007. En attendant je vous invite à lire l'ouvrage de Francine DEMICHEL qui me fait l'honneur de diriger mon travail :  Au nom de quoi? Libres propos d'une juriste sur la médicalisation de la vie. Les Editions Hospitalières.

Maxime GIGNON.

Par Maxime GIGNON
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Lundi 13 août 2007

Loi relative à la politique de santé publique, France, 2004...

Cinq plans stratégiques dont destiné à limiter l'impact de la violence sur la santé humaine. On attend encore les mesures le rendant effectif.

Pourtant l'actualité regorge d'exemples illustrant cruellement cette interface...

On imagine aisément les conséquences pour les femmes battues... une candidate à l'élection n'avait d'ailleurs rien trouvé de mieux que de proposer un nouvelle loi de lutte contre les violences conjuguales. Facile !

Mais s'interroge-t-on un instant sur la violence qu'engendre elle-même la société. Les agressions se multiplient...

"le terme d'agression recouvre toute forme de comportement ayant pour but d'infliger un dommage à un autre organisme vivant lorsque ce dernier est motivé par le désir de ne pas subir un traitement pareil"

Le management des entreprises met une pression démesurée sur les salariés... les syndromes dépressifs se multiplient...jusqu'au suicide.

Une famille de clandestins vit dans l'angoisse de devoir retourner  "manu militari" dans le pays qu'ils ont fuit. On frappe à la porte: "Ouvrez, police"... L'angoisse, la panique, comme un coup porté. On tente de fuir et on tombe du 4ème étage.

Certains, peut-être, pouvaient penser que la "civilisation" nous éloigner de la violence primaire et bestiale. En effet, plus besoin de porter un coup physique...la violence est là, omniprésente, organisée au sein même de notre société.

N'y voyait ici aucune critique de telle ou telle pratique ou politique, mais plus un interrogation sur l'intégration de cette notion (comme la durabilité) dans la reflexion publique.

Le droit à la portection de la santé devrait-il alors être omniprésent dans tous les champ de notre société et de nos vies?

Par Maxime GIGNON
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